Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 65
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vigueur , la sigure de Clytemnesfre. Celle d’Egyste
ressort à peu près de la même manière.

L’artiste a joint à l’esset des passions véhémentes
celui qui naît des deux principaux moyens d’illusion ,
le coloris et le clair-obscur. Sous l’un et l’autre rapport
le tableau a obtenu les éloges les plus flatteurs , et
beaucoup de gens , dont l’opinion doit être de quelque
poids, le considèrent comme la production la plus
énergique du pinceau de M. Guérin. Quant aux cri-
tiques , les plus sévères ont paru se borner aux obser-
vations suivantes.

On regrette que l’Egyste , qui pourtant ne joue que
le second rôle dans cette scène tragique, ne soit pas vu
en entier dans le tableau. La suppression d’une par-
tie de cette figure est une espèce de licence contraire
aux principes delà composition; mais, par l’effet de
l’ombre où le personnage est placé , celte suppression
est peu sensible.

Quoiqu’elle soit vue sur un plan reculé, la figure
d’Agamemnon est un peu trop petite par compa-
raison à celles du premier plan. La distance n’est pas
assez considérable pour qu’ily ait une aussi grande dé-
gradation de lignes. La lumière que l’on suppose pla-
cée entre le lit d’Àgamemnon et le rideau au travers
duquel on l’aperçoit, a paru un peu trop forte, et
sournir un reslet trop brillant. Plus pâle , plus mysté-
rieuse , peut-être elle eût été d’un effet plus naturel,
mais celui que l’artiste a imaginé est très-ingénieux et
tout-à-fait nouveau : cette lumière rougeâtre, dont le
tissu du rideau est en quelque sorte imprégné , ne
fait que mieux valoir la figure de Clytemnestre qui ,
vue presque toute dans l’ombre , et sous un aspect
Salon de iSij. g
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