Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 73
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Planche quarante - neuvième. — S. Etienne prêchant
l'Evangile. Tableau de M. Abel de Pujol.

On croit que ce fut vers la fin de liannée même de
la mort de Jésus-Christ que S. Etienne reçut le pre-
mier, entre les chrétiens, la couronne du martyre. Les
apôtres l’avaient nommé l’un des sept diacres chargés
de la distribution des aumônes • et il mérita la pré-
séance parmi ses collègues , par son zèle infatigable à
prêcher l’Evangile, dont il confirmait souvent la doc-
trine par d’éclatans miracles. Mais le succès de ses
prédications avant animé la haine des Juiss contre lui,
ils résolurent de le perdre. La conspiration sut bientôt
formée par les affranchis et par ceux de Cyrêne, dans la
Lybie , d’Alexandrie, de Cilicie , et de l’Asie-Mineure,
qui tous avaient une synagogue distinguée à Jérusalem.
Ils voulurent d’abord disputer avec Etienne , mais ils
ne purent résister à la sagesse et à l’Esprit saint qui
parlaient par sa bouche. Ils subornèrent alors de saux
témoins pour l’accuser de blasphème contre Dieu
même. Obligé de paraître devant le conseil des Juiss,
il résuta les accusations portées contre lui - et, profi-
tant de la permission que le grand-prêtre Caiphe lui
avait accordée de parler pour sa défense , il prêcha
Jésus-Christ dans le sanhédrin même, avec une sorce
toute apostolique, et reprocha aux Juiss leur endur-
cissement. Ceux-ci, piqués jusqu’au vif, entrèrent
dans une rage qui leur déchirait le cœur, et ils grin-
çaient les dents contre le saint diacre, qui, les yeux
levés au ciel, et ravi en esprit, s’écria : « Je vois les
Salon de 1817.

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