Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 76
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iive; si res sigures sont censées poser sur îa dernière
marche du péristyle ,elles sont beaucoup tropcourtes,
ou leurs pieds, que l’on n’aperçoit pas, s’ensoncent dans
le terrain.

Le groupe du premier plan à gauche, représentant une
femme avec ses deux ensans , a paru un hors-d’œuvre;
mais les plus grands maîtres en ont sait de ce genre ;
d’ailleurs il est gracieux, purement dessiné, sraîche-
ment colorié ; et, si l’on y trouve quelque chose à dé-
sirer, ce n’est qu’un peu plus de résolution dans la pose
de la femme; 011 ne sent pas bien qu’elle soit assise;
elle paraît se renverser.

Quant au ciel, dont la teinte est un peu sade et
crue , et sur lequel se profilent sèchement les sigures
d’Anges , les nuages qui les portent, les rayons de la
gloire, et les édisices du sond, cette partie du tableau
jette delà sroideur et de l’égalité sur l’ensemble; mais
elle est aisée à retoucher.

Si nous ajoutons à ces observations que les figures
de ce tableau, savamment disposées et bien dessinées,
11’osFrent pas en général cette précision de caractères,
cette énergie, celte chaleur expansive, si l’on peut
s’exprimer ainsi, qui srappent et émeuvent le spec-
tateur ; que tous ces personnages groupés autour de
S. Etienne n’ont en quelque sorte que le simulacre
de la colère et de la fureur; qu’on pourrait croire
qu’ils n’ont pris ces attitudes, menaçantes que pour
l’épouvanter ; et qu’enfin , parmi les draperies, toutes
bien ajustées et d’un très-bon style, quelques-unes
sont rendues avec un peu de roideur et de sécheresse ,
nous croirons avoir épuisé les critiques , plus ou.
moins fondées , dont ce bel ouvrage a été l’objet, sans
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