Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 90
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1817/0147
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 9° )

par les larmes. L’une des saintes femmes qui accom-
pagnent la Vierge pouvait être représentée dans un
âge avancé, mais non pas avec des traits qui peignent
la décrépitude la plus disgracieuse. L’homme qui,
debout et les mains croisées , tient les tenailles qui ont
servi à détacher de la croix le corps du Sauveur, est
dans une sorte d’immobilité et d’impassibilité qui sont
loin de produire l’esset que l’artiste a pu se promettre;
et l’altitude de S. Jean, négligemment appuyé sur le
pied de la croix, est maniérée et sans caractère. Ajou-
tons à ces observations que ces divers personnages,
placés respectivement à des distances à peu près
égales dans le tableau, ne forment pas un seul groupe
distinct, et c’est peut-être un vice de composition ;
mais nous aimons à le répéter, l’exécution des détails
mérite des éloges, et c’est sous ce rapport que l’artiste
a reçu de la commission nommée par l’institut pour le
jugement du prix, des suffrages qui le placent au
nombre de ceux qui ont contribué à la richesse de
l’exposition actuelle.
loading ...