Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 95
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Planche soixante-sixième. — La Maîtresse d'école du.
village. Tableau de M. Drolling père.

M. Drolling père , l’un de nos artistes les plus labo-
rieux et les plus habiles dans le genre des scènes sami-
lières , n’avait encore obtenu à aucune exposition
publique des succès aussi slatteurs que ceux que lui
ont mérités ses derniers ouvrages ; nous disons ses der-
niers ouvrages, car M. Drolling a été enlevé aux
arts la veille même de l’ouverture du salon, et n’a
pu voir avec quel empressement la soule se portait
devant deux de ses tableaux, dont l’un repré-
sente l’intérieur d’une cuisine , l’autre une salle à
manger. Tous deux sont remarquables par la jus-
tesse du ton et de la perspective, le coloris et 1’efFet
de clair-obscur. On les considérait comme deux chefs-
d’œuvre d’imitation. Le premier a été acquis par
Sa Majesté, et vient d’être admis dans la collection du
Musée royal. L’autre sait partie du cabinet de S. A.Mgr
le duc de Berri. Quoique supérieurs sans doute sous
le rappor du fini et des détails à celui que nous avons
choisi pour être gravé , ils n’étaient guères suscep-
tibles d'être réduits au trait, et nous avons dû nous
borner à les citer dans cet article.

M. Martin Drolling, né à Bergheim , près Colmar,
le 19 septembre 1752, reçut d’un peintre vitrier les
premières notions du dessin ; il reconnaissait l’in-
capacité de son maître, mais ses parens étaient sans
fortune et s’opposaient au goût qu’i] montrait pour la
peinture; ce fut en quelque sorte malgré eux qu’il
vint à Paris pour se livrer entièrement à l’étude de
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