Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 102
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Autour du Roi se pressent Montmorency, c’est celui
qui est le plus près de Brissac; Crillon, tenant un dra-
peau semé de sseurs de lis 5 plus loin, de Retz; de
l’autre côté, Sully. Entre cette figure et celle du Roi,
on reconnaît Biron, quoique placé dans l’ombre. Près
de Sully, est Bellegarde soulevant la visière de son
casque. Il paraît porter ses regards vers un balcon
sur lequel on aperçoit plusieurs dames ; l’une d’elles
offre les traits de la belle Gabrielle d’Estrées.

En avant, sur la route que le R.oi va parcourir, s’é-
lance le maréchal de Matignon tenant son épée qu’il
élève au-dessus de sa tête. Près de lui est Saint-Luc
d’Epinay ; il suit des yeux quelques ligueurs qui s’en-
suient la rage dans le cœur.

A l’autre extrémité du tableau, un vieillard, les
yeux et les mains levés au ciel, semble le bénir d’un
bonheur aussi inopiné. Près de lui un citoyen et un
guerrier, tenant en main un drapeau , se jettent dans
les bras l’un de l’autre. Plus près, sur le premier plan
du tableau, un simple citoyen , le Quartenier Néret,
dont le nom a mérité d’être placé dans l’histoire, s’a-
vance entre ses deux ensans qu’il tient embrassés. Ils
avaient veillé tous trois à la garde de la Porte-Neuve
lorsqu’elle sut ouverte au Roi.

Dans Je coin du tableau est un groupe de semmes.
L’une d’elles est vêtue de deuil, et semble implorer
pour son fils orphelin les bontés du Roi. De toutes
parts, le peuple se porte en soule au-devant du mo-
narque et se mêle au cortège. Cet heureux évènement
est annoncé par des trompettes qui se répandent dans
les divers quartiers de la capitale. Au sond du tableau
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