Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 103
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( ig5 )

s'élève la Porte-Neuve sous laquelle ont défilé les
troupes qui suivent le Pmi; on voit une partie de la
galerie aujourd’hui connue sous le nom de galerie
d’Apollon. Du côté opposé on découvre une des rives
de la Seine et quelques maisons éparses au milieu de la
campagne , où depuis ont été construits les somptueux
édifices du saubourg Saint-Germain. Les devans du
tableau sont jonchés des débris des barricades et
d’armes rompues et foulées aux pieds.

L’ordonnance de ce magnifique tableau, dont la
composition aussi noble qu’ingénieuse n’a reçu que
des éloges sans restriction, a paru complète sur tous
les points et valoir seule une poème. Avec une exé-
cution médiocre, ce serait encore un ouvrage très-
distingué.Orné de tout le prestige de l’art, savoir le nerf
et la correction du dessin, la sinesse et la vérité des
caractères , l’éclat du coloris et la vigneur du ressort
pittoresque, c’est un ches-d’œuvre d’une beauté re-
marquable, l’un de ceux qui sont le plus d’honneur
a l’Ecole srançaise , et peut-être le meilleur ouvrage de
l’artiste.

Si ce tableau, composé et exécuté dans l’espace de
deux ans tout au plus, a paru offrir quelques imper-
sections , elles sont très-légères et sur les points les
moins importans. On a remarqué des ombres un peu
trop vigoureuses dans quelques têtes, notamment
dans celles du groupe des semmes; et l’on eût désiré
que le ciel, les lointains et les édisices du second
plan fussent d’un ton plus léger et plus argentin. Nous
ne savons pas si le sujet aurait gagné beaucoup en ac-
quérant cette teinte gaie et riante qui convient à la
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