Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 104
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représenta lion d’une fête. L’entrée d’IIenri IY dans
Paris sut sans doute un évènement solennel, mais
non pas un de ces jours de réjouissance que n’altère
aucun mélange d’inquiétude et de crainte. Le ton gé-
néral du tableau ne forme donc pas de contraste avec
la circonstance.

La pensée et l’exécution sont dans un rapport par-
fait. Loin de pouvoir reprocher à l’auteur de man-
quer d’habileté dans aucune partie de ses ouvrages,
on aurait pu remarquer dans celui-ci, que peut-être
il n’y a point assez de naïveté, d’abandon dans la
touche de certains détails, tels que les cheveux et
les draperies, et que le travail du pinceau s’y sait
un peu trop sentir.

Lorsque S. M. visita le Salon pour la première sois,
elle n’arrêta ses yeux sur aucun tableau avant d’avoir
examiné long-temps et avec la plus scrupuleuse at-
tention celui d’Henri IV. Le Roi y revint à plu-
sieurs reprises; et, chaque sois, daigna témoigner à
l’artiste sa satissaction, pour ne pas dire sa surprise ,
de voir un si beau sujet si bien exprimé. Dans sa se-
conde visite au Salon, ce fut devant le même tableau,
que S. M., entourée des principaux personnages de
sa cour, nomma M. Gérard son premier peintre.

Le tableau d’Henri ÏY est destiné à orner une salle
du château des Tuileries. Il a 5q pieds de long sur
i5 de haut.
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