Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

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AVERTISSEMENT. 7

Quelques jeunes peintres ont débuté d’une ma-
nière avantageuse ; quelques autres avaient donné
des espérances, et les ont réaiisées ; enfin parmi ceux
qui ont obtenu précédemment les citations les plus
honorables, plusieurs se sont fortifiés, et ont acquis
de nouveaux droits aux susfrages du public. Ce
pourrait être ici le lieu d’examiner à quel point
cette surabondance extraordinaire d’ouvrages et d’ar-
tistes contribue réellement aux progrès et à l’hon-
neur des beaux-artsj mais la question est délicate,
et nous craindrions de l’aborder. Comme on ne
peut disconvenir que c’est en répandant avec pro-
fusion des semences de sseurs et d’arbustes, que les
naturalistes obtiennent, de loin à loin, des variétés
nouvelles, dont le type se perpétue, on pourrait
dire que les encouragemens multipliés feront éclore
des talens nouveaux. Quoi qu’il en soit, il n’appar-
tient qu’à un Gouvernement tel que le nôtre, riche
et essentiellement libéral (nous voulons dire géné-
reux et magnifique), de tenter ces nobles et longues
expériences : il n’y a peut-être pas un seul de nos
artistes qui n’ait été aidé ou encouragé ; et si les
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