Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 15
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_1/0025
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 15 )

Planche 5.c —Homère et le berger Glaucus; tableau
de M. Granger.

[ Hauteur, 11 pieds 2 pouces ; îargeur, 9 pieds 8 pouces. 1

Nous avons donne, à l’époque du salon de 1814 (1) ,
l’explication et l’esquisse d’un tableau de M. Gérard, dont
le sujet a la meme origine.

Homère, abandonne" par des pécheurs qui l’avaient
débarque" dans l’de de Chio, avait erré près de deux jours
sur le rivage. Ayant entendu des chèvres près de lui, il
alla de ce côté ; et les chiens du troupeau l’auraient
dévoré, si le berger, nommé Glaucus, ne l’eut délivré
et conduit chez son maître.

On voit, dans le tableau de M. Granger, le berger
Glaucus soutenant, d’une main, le malheureux vieillard,
assailli par les chiens, qui ont déjà mis son manteau
en pièces, et, de l’autre, levant son bâton sur un de
ces féroces animaux. D errière eux , le troupeau essrayé
s’enfuit en faisant voler un nuage de poussière.

Cette composition se fait remarquer par un bon goût
de dessin, un effet large et lumineux ; mais on trouve
un peu de pesanteur à la figure d’Homère. M. Granger a
emprunté pour la tête un buste antique que l’on est com
venu d’admettre comme étant le portrait du père de la
poésie ; mais il lui a donné une carnation trop fraîche
et trop animée pour l’âge que sont présumer les traits de
son visage, et dans la position cruelle où le réduit un
danger aussi imminent.

Ce tableau a été commandé par son Exc. le Ministre
de l’intérieur.

(i) Salon de 1814 ? page 91 > planche 65.

z
loading ...