Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 23
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Planche 11.c—Le Combat d’Hcrcule et d'Antée;
tableau de M, Couder.

[Hauteur, 11 pieds 8 pouces; largeur, 16 pieds 4 pouces.]

D ans le tableau qui fait le sujet de l’article precedent
( planche 10), la figure de Venus est d’un excellent goût
de dessin; sa tête est nobîe et gracieuse. Mais le Vuscain
n’aurait-is pas le caractère d’un Jupiter, plutôt que celui
qu’on donne ordinairement au dieu de Lemnos? Le ton
gênerai du tableau est un peu trop rougeâtre : ibest vrai
qu’il est occasionne par la réverbération du feu de sa
forge ; mais cette réverbération ne devrait avoir sieu
que sur les parties éclairées. Au reste, ce foyer, dont sa
flamme est immense et très-active, est trop près de Vénus,
et même de Vuscain, pour qu’iss puissent, tout dieux qu’ils
sont, en supporter se voisinage.

Le groupe d’Hercuse et d’Antée est assez bien disposé;
mais ces deux têtes, de plein profil, sur deux corps dont
i’un est vu de face et l’autre de dos, semblent gêner et
refroidir se mouvement et l’expression : on dirait qu’il y
a plus de pesanteur que de force et de nerf dans les
membres de l’Hercule ; se bras droit, malgré l’effet de
sa pression , paraît un peu trop gros; et i’on pourrait
desirer une différence de teinte pius marquée dans ïes
carnations des deux combattans. Le défaut se plus frap-
pant, non-seulement de ces deux figures , mais de toutes
celles qu’on voit aux autres compartimens de sa cou-
pole, c’est leur proportion colossale; elles sont beau-
coup trop fortes pour le point de vue, et sur-tout pour
la hauteur de la salle, qu’elles rabaissent singulièrement.
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