Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 25
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facsimile
Planche 13.e et 14.c— Jésus ressuscite le fils de la veuve
de Naïm; tableau de M. Guillemot.

[Hauteur, 19 pieds; largeur, 11 pieds.]

Jésus allant à Naïm, accompagne" de ses disciples ,
rencontra, à la porte de cette ville, un mort que l’on
portait en terre , et qui était le fds d’une veuve. Elle
suivait le convoi et fondait en larmes. Jésus, touche de
son affliction , s’approcha d’elle, et lui dit qu’elle cessât
de pleurer : ensuite il fit arrêter ceux qui portaient le
mort; puis, élevant la voix, il commanda au jeune homme
de se lever. Le jeune homme se leva aussitôt; et Jésus
le rendit à sa mère.

Cette année, les sujets de piété ont été aussi nombreux
au salon , que l’étaient pendant la révolution les tableaux
de batailles, et certains traits de l’histoire de nos jours,
si peu favorables aux progrès du dessin et aux tou-
chantes beautés de l’art. Les encouragemens ont enfin
changé d’objet. Parmi les tableaux destinés à réparer les
ravages de l’impiété et du vandalisme, celui que repré-
sente cette gravure se distingue par un aspect imposant,
par l’étendue et même par l’originalité de la composition.
Cette dernière qualité, qui semble devenir plus rare de
jour en jour, se fait sur-tout remarquer dans l’attitude
du jeune homme, que la voix toute-puissante du Fils de
Dieu vient de rappeler à la vie. Cette figure, il est vrai,
pourrait être plus développée ; mais elle est pleine de
naturel et de sentiment. Celle du Christ ne manque ni
de force, ni de dignité. Dans les traits de la veuve se
peignent tout-à-la-fois la résignation et la confiance ; elle
1. Salon de 1819. 4
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