Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 32
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Planche 16.c — Le Samaritain secourant un blessé ;
tableau de M. Schnetz.

[Hauteur, 9 pieds; largeur, G pieds.]

Ce tableau a été envoyé" de Rome, ainsi que le prece-
dent. On ne vit jamais deux productions plus opposées.

Le Samaritain de M. Schnetz n’a rien de ce qu’il saut
pour attirer la foule ; on n’y trouve ni sracas, ni exagé-
ration, ni aucun de ces efsets bien faux, bien maniérés,
qui sont, comme on dit, à l’ordre du jour, et qui fini-
ront par perdre l’ëcole : mais, en revanche, quel naturel,
quelle simplicité d’action et de caractère, quelle vérité
d’expression et de coloris, quelle vigueur et quelle sû-
reté de pinceau ! De l’aveu des artistes, qui tous s’ho-
noreraient d’un aussi excellent ouvrage, si celui-ci n’est
pas le plus magistral de tous ceux qu’on voit à l’exposi-
tion, du moins il ne le cède à aucun autre; et il est le
seul qui rappelle, sans la moindre apparence d’imitation
servile, la touche large, franche et nourrie des écoles
italiennes. Les draperies et le paysage sont aussi bien
traités que les nus. On a cru trouver une légère incor-
rection dans le raccourci de la jambe droite. Ce défaut,
s’il existe, ne porte qu’une très-faible atteinte au mérite
d’un tableau dont toutes les parties osfrent ce caractère
de vérité qui constitue le but et le complément de sart.
Si le Samaritain de M. Schnetz était exposé au Musée
parmi les meilleures productions des peintres vénitiens,
aucun amateur ne l’y trouverait déplacé.
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