Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 33
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Planche 17.c— Orphée perdant Eurydice ; tableau
de M. Drolling.

[Hauteur, 9 pieds; largeur, 11 pieds.]

Pluton, touche" des plaintes d’Orphée, consent à lui
rendre Eurydice, mais à condition qu’il ne tournera pas
la tête pour la regarder, avant qu’eïle soit sortie de
l’empire des ombres. Eurydice a déjà franchi tous les
obstacles qui pouvaient empêcher son retour; elle va
bientôt revoir la lumière, lorsqu’Orphée, oubliant la loi
qui lui était imposée , cède à l’impatience de revoir sa
femme : il tourne la tête, et aussitôt Eurydice lui est
ravie. Elle lui tend les bras, qu’il veut en vain saisir, et
elle lui dit un éternel adieu.

Le groupe de Mercure et d’Eurydice a de la grâce
et de la légéreté. La figure d’Eurydice sur-tout est pleine
d’expression ; c’est un jet d’inspiration poétique : mais il
s’en faut beaucoup que celle d’Orphée soit aussi heu-
reusement conçue ; elle n’est rien moins que satisfaisante
pour la pose, le dessin et le caractère. Le personnage
est petit et engoncé. La draperie pourpre, qui dérobe une
partie des nus, est lourde, quoique volante, et le ton en
est trop brillant et trop égal. Du reste, ce tableau, assez
fort d’eftét et de coloris, paraît avoir été goûté du public.
Il a été commandé par le ministère de la maison du Roi.

1. Salon de 1819,
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