Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

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Planche 25.e et 26.e—La Renaissance des Arts, plafond
du grand escalier du Musée ; peint par M. Abel de
Pujol.

[Longueur, 27 pieds; largeur, 17 pieds.]

« Sous les regards protecteurs de la Vérité, de la
» Paix, du Commerce et de la Liberté» (nous rappor-
tons littéralement la notice insérée dans le livret du
Salon), a le génie qui préside aux beaux-arts les fait
» sortir des ténèbres : d’une main il agite son ssambeau;
» de l’autre il les rappelle à la lumière, et les dégage des
» voiles dont la Nuit, le Fanatisme et l’Ignorance les
» avaient enveloppés. La Peinture , la Sculpture, i’Archi-
» tecture et la Gravure s’élèvent, en offrant au génie les
» divers attributs qui les distinguent. On remarque sous
» le bras de cette dernière une planche représentant le
» Serment des Horaces, premier chef-d’œuvre qui ait ra-
» mené l’école française à la pureté du goût antique. »
Telle est l’explication donnée par l’artiste lui-même
pour servir à l’intelligence du sujet. Avant d’examiner la
composition, nous croyons devoir offrir ici quelques
observations préliminaires.

IIexiste, auprès du ministère de l’intérieur, une Com-
mission des bâtimens, composée d’architectes recomman-
dables par leurs talens, leur probité et leur expérience :
ses attributions consistent dans l’examen des projets de
construction dont la dépense doit être payée des deniers
publics. Ne serait-il pas utile de prendre les mêmes pré-
cautions lorsqu’il s’agit de la décoration intérieure des
monumens, sur-tout quand cette décoration consiste en
plasonds ou en bas-reliefs inhérens aux édifices mêmes?

1. Salon de 18)9. 6
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