Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 52
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la marine, &c., quelqu’agréables qu’ils soient pour la
finesse du ton et la liberté de la touche; ils sont pour la
plupart trop peu termines : on ne doit les considérer que
comme une sorte de délassement, qui ne pourrait se ré-
péter sans nuire au véritable talent de l’artiste, celui de
peindre en petit les chevaux et les batailles. C’est le genre
qui lui est le plus familier, et pour lequel son portefeuille
et sa mémoire sont le plus richement meubles.

Dans deux demi-figures presque nues, dont l’une re-
présente une prétresse druide improvisant au son de la
harpe, et l’autre, la Folle par amour, M. Horace Vernet
a cherche" à s’approprier le style héroïque ou poétique;
mais il s’est élevé tout au plus à la hauteur du portrait.
Ces deux figures, d’une carnation assez vraie, quoiqu’un
peu monotone, n’ofsrent rien d’idéal, ni dans les formes ,
ni dans le caractère. Le doux, le noble, le gracieux, se
refuseront toujours aux pinceaux d’un artiste qui n’en
aurait pas fait le premier objet de ses études.
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