Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 56
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sont peu rendus. L’harmonie generale laisse aussi quelque
chose à desirer; car elle n’admet pas le rapprochement
des teintes trop crues ou trop opposées , sans cette rupture
de tons que l’habitude seuie peut rendre familière aux
peintres mêmes qui sont nés coloristes.

L’examen rigoureux auquel nous croyons devoir nous
ïiv rer pour le progrès de l’art, est un témoignage cer-
tain du cas que nous saisons de l’artiste et de son ouvrage.
La figure de Lazare sortant du tombeau et se débarras-
sant de son sinceus vaut à elle seuie un tableau : expres-
sion forte et touchante, vérité de dessin et de coloris,
on y trouve ce qui constitue le style propre au sujet. Si
tous les personnages ofsraient la même correction et ia
même énergie, ce tableau serait assurément un des meil-
leurs de i’écoie actuelle. On ne saurait trop inviter l’au-
teur, qu’on dit avoir au plus vingt-deux ans, à ne s’élever
que par degrés aux grandes compositions, ainsi que
l’ont fait nos plus habiles peintres, qui, même après un
long séjour en Italie, n’ont traité d’abord que des sujets
d’un petit nombre de figures : témoin le Bélisaire de
M. D avid, celui de M. Gérard, VEducation a Achille
dont nous avons parlé dans un article précédent, 1 ’En-
chjmion de M. Girodet, &c. Il n’est 2^as inutile de re-
marquer que ces ouvrages, d’une conception très-simple,
ont commencé la réputation de ces artistes; qu’ils la
soutiennent encore, et sont souvent cités, lorsqu’on se
souvient à peine de quelques autres tableaux des mêmes
artistes , plus imposans par leur étendue et par le
«ombre des personnages.
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