Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 63
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_1/0102
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 63 )

Planche 36.c — Le Rêve du Bonheur; tableau de
M.lle Mayer.

[Hauteur, 4 pieds 1 pouce ; largeur, 5 pieds 7 pouces.]

«Deux jeunes epoux dans une barque, avec leur
v ensant, sunt conduits sur ie sseuve de la yie par l’Amour
» et ïa Fortune. »

Telle est l’explication du tableau dans la Notice du
Salon. Si le sujet a été donne' dans les mêmes termes à
l’artiste, M.lle Mayer a pu avoir quelque peine à le com-
poser; cette idée est bien vague, et ne se présente pas
assez nettement à l’esprit, pour que l’exéciition , quelque
soignée qu’elle puisse être, n’offre pas plutôt une énigme
qu’une allégorie : mais il y a lieu de croire que l’artiste,
jouant avec son crayon , a placé à l’aventure dans le
même bateau deux femmes dont l’une fait mouvoir les
rames et l’autre est endormie, un jeune homme et deux
enfans, et qu’elle aura cherché ensuite un sens et un
titre à cette composition. Ce n’est pas la première fois
que des peintres, même des plus habiles, se seraient
trouvés dans un cas à-peu-près semblable : on dit que
le Marcus-Sexlus de M. Guérin était, dans l’origine, un
Bélisaire.

Au surplus, il importe peu que le sujet d’un tableau
ait été prémédité ou trouvé après coup , si l’exécution en
est bonne. Celui-ci a une grâce de contours, une dou-
ceur d’expression et un effet harmonieux qui en rendent
l’aspect très-agréable.

Le mérite de ce joli tableau , mérite à la vérité de con-
vention , n’échappera point aux gens de l’art : eux seuls
loading ...