Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 64
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peut-être sauront î’apprécier, toutefois à sa valeur réelle.
Mais le public , en gênerai, a paru le goûter faiblement,
parce qu'il n’y a pas trouve ce naturel , cette imitation
individuelle, qui le frappent et qui sont à ses yeux le
principal but de la peinture. Si quelquefois il porte
trop loin ce moyen de juger les productions des ar-
tistes , il faut convenir aussi que, lorsqu’elles manquent
du charme de la vérité, tout autre agrément n’est guère
qu’un objet de caprice et de fantaisie. On sait que le style
des Vanloo, des Lemoyne, des Boucher, fut long-temps
à la mode. Celui du tableau de M.lle Mayer, absolument
calqué sur la manière de M. Prud’hon, son maître,
n’a pas laissé d’être également en vogue et fêté, il y a
quelques années : il le serait peut-être encore, s’il eût
toujours produit des tableaux tels que ceux que M. Pru-
d’hon a exécutés aux plasonds de la galerie des antiques,
la Psyché qu’il a peinte pour M. de Sommariva , et
Zéphire se balançant sur le bord d'un fleuve, pour ie
même amateur. Un autre goût a prévalu depuis; et le
nouveau tableau que M. Prud’hon vient d’exposer au
salon sous le titre de YAssomption de la Vierge (nous
le citons en passant), est tellement dans le genre galant et
léger des quatre tableaux que nous venons de nommer,
que beaucoup de gens n’ont voulu y voir qu’une autre
Psyché ou quelque nymphe enlevée et caressée par les
zéphyrs. Il a été commandé à M. Prud’hon pour la cha-
pelle du château des Tuileries.
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