Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 69
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_1/0111
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
Planche 40.c—La Mort de Malvina; tableau de
M. Franquelin.

[ Hauteur, 8 pieds ; largeur, 7 pieds. ]

Maïvina expire dans les bras d’Qssian, devenu aveugle"
et infirme. C’est en vain que le vieillard presse de sa main
le cœur de l’amante d’Oscar son fils, et qu’il y cherche
un reste de vie ; la mort va pour jamais fermer la paupière
de Malvina, qui tourne ses derniei's regards vers celui
dont elle guida la vieillesse chancelante, et qu’elle laisse,
anéanti par la douleur, près du tombeau d’Oscar. Ce
sujet est tire' d’un roman de M.me Cottin.

Ce morceau présente un clair de lune, genre d’efset
que nos jeunes artistes ont d’autant plus assectionné
depuis quelques années, qu’il procure un succès facile.
Il est sur-tout fort commode pour ceux qui ne sont pas
nés coloristes, et qui peuvent trouver quelque difficulté
à rendre convenablement la variété et l’harmonie des
teintes produites par la lumière du soleil. Les scènes de
nuit, au clair de la lune ou à la lueur des slambeaux, ont
été trop multipliées; c’est une raison pour que le public
ne tarde pas à s’en lasser et n’y fasse plus attention.

Vu à une certaine distance, le tableau de M. Fran-
quelin a l’aspect d’un grand dessin sur papier bleu, re-
haussé de blanc; vu de près, il offre des parties bien peintes
et d’un bon goût de dessin. La tête de Malvina est assez
belle. Celle d’Ossian a un certain enthousiasme; mais
elle manque de noblesse. L’artiste peut faire beaucoup
îssieuX;
loading ...