Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 80
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du sujet et des dimensions de leurs tableaux, qui, après
l’exposition publique, sont accordes aux principales villes
du royaume, soit pour orner les édisices religieux, soit
pour enrichir les écoles de dessin et les musées.

Le pian des encouragemens accordes par ie ministère
de ia maison du Roi est très-étendu, et le but n’en est
pas moins honorable qu’il est utile. Les travaux or-
donnes par ce ministère sont destines à la décoration
des maisons royales; et, dans quelques animes , les nou-
velles salles du Louvre, les galeries de Fontainebleau,
de Compiègne, &c., auront reçu le complément de tout
ce qu’elles attendent de Fart du peintre et du statuaire.
Il y a bien peu d’artistes , peut - être n’y en a-t-il aucun ,
parmi ceux qui sont dignes de prendre ce titre, qui n’ait
obtenu de l’une de ces trois administrations l’occasion de
se distinguer : plusieurs ont mçme été triplement favo-
risés. Lorsque l’on songe aux autres acquisitions faites
par nos Princes (spécialement par M. le Due de Berry
et M. le Duc d’Orléans) et par la société des Amis des
arts, on reconnaît que la France n’a jamais possédé un
aussi grand nombre d’artistes, et que jamais ils n’ont été
l’objet d’une bienveillance plus générale et plus active.
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