Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 83
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Maigre les efforts multiplies d’une foule de dessinateurs,
à la vérité plus faibles et plus inexpérimentés les uns.
que les autres, la lithographie n’a encore produit rien
de passable dans le genre des ëtudes au crayon. Nous
sommes loin de croire que cette branche d’industrie soit
susceptible d’un plus haut degré de perfection , et que
la gravure en taille-douce ait jamais à redouter la con-
currence, meme dans les operations les plus communes.
On sait d’ailleurs que l’impression des estampes lithogra-
phiques est toujours incertaine, inégalé, et, quoi qu’on
en ait dit, beaucoup moins productive que celle des
planches gravées; que si le dessin sur pierre est loger,
et c’est encore celui qui réussit le mieux, l’estampe est
fade et sans couleur : si au contraire il est charge de
crayon et si le dessinateur a vise à l’effet, les demi-
teintes sont lourdes, les ombres plates, et l’estampe en
general est noire et monotone. Tous ces defauts, sans
exception, se retrouvent dans les dessins lithographies
qu’on a eu la prétention de pousser jusqu’au fini, sur-
tout dans celui qui a ete publie dernièrement d’après
VAtala de M. Girodet : le travail en est peine, dur et
froid, et l’effet du tableau est tout-à-sait manque. Le
chef-d’œuvre de M. Girodet était digne d’un meilleur
sort. Pourquoi n’a-t-il pas ëtë confie' à un Bervic, un
Urbain Massard, un Desnoyers, un Richomme? On
a abuse' de la lithographie : elle perd chaque jour de sa
considération , parce qu’on l’a prodiguée sans la perfec-
tionner ; bientôt on n’en voudra plus.

Le tableau de la Descente de Jésus-Christ dans les
limbes a e'te' commande' par M. le Préfet de la Seine pour
l’église de Notre-Dame.
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