Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 84
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_1/0135
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 8* )

Planche 51.c—Une Baigneuse; tableau de
M. Monanteuil.

: Hauteur, 3 pieds 5 pouces ; largeur, 2 pieds 9 pouces.]

Une jeune femme nue est assise au bord d’un ruis-
seau qui baigne un lieu solitaire et couie au travers des
rochers. Eüe va y descendre, et déjà son pied touche la
surface de i’eau.

Cette composition d’un jeune artiste qui ne s’était pas
encore fait connaître, est un morceau d’étude, où l’on re-
marque un pinceau soigne et délicat, et sur-tout un bon
goût de dessin ; il y a cependant un peu de roideur dans
le mouvement de la jambe droite. L’ensemble du tableau
est agréable, et i’on n’y trouve aucun des defauts qui de-
parent tant de productions nouvelles. Ces defauts, nous
le répétons sans cesse, sont la prétention aux effets mysté-
rieux, piquans, et qui ne sont que bizarres ; la pesanteur
du coloris, la dureté de la touche, et sur-tout l’incorrec-
tion des formes.

Le tableau dont nous donnons ici l’esquisse, aurait
un aspect plus satissaisant, si M. Monanteuil eut peint
sa baigneuse au moins de grandeur naturelle, ou d’une
proportion beaucoup plus petite. Telle qu’elle est, c’est
ce que l’on nomme petite nature; et rien ne contribue
davantage à donner presque toujours à la composition et
même aux personnages un air mesquin qui en rapetisse
singulièrement le caractère.
loading ...