Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

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Planche 60.e — Les Danaïdcs; tableau de M. Mauzaisse,
[ Hauteur, 4 pieds ; largeur, 4 pieds 9 pouces. ]

Comme peintre de portraits, M. Mauzaisse tient depuis
long-temps un rang distingue. Il fera bien de ne pas né-
gliger un genre de peinture que les plus grands artistes
se sont fait un honneur de cultiver. M. Mauzaisse n’a mis
que trois bustes à l’exposition actuelle ; il y en a un
de femme. La touche en est franche et spirituelle, et
ne laisse rien à desirer qu’un peu plus de naïvete" et d’a-
bandon. Le meilleur de ces trois portraits est celui de
M. le comte de Pradel. On l’a remarque" pour la ressem*
blance, qui est parfaite, et pour la finesse de l’expression»

Comme peintre de sujets historiques du style fami-
lier, M. Mauzaisse a acquis une assurance d’execution
peu commune, dont il parviendrait à tirer le plus grand
parti s’il cherchait plutôt à intéresser par la vérité" des
caractères et la simplicité" de l’imitation, qu’à e"blouir par
l'éclat piquant du coloris et l’apre fermete" du pinceau.
Nous reviendrons sur cet article lorsqu’il sera question
de son tableau de Laurent de Médicis, dont l’esquissQ
fera partie du volume suivant.

Enfin, comme peintre d’histoire, nous le disons à re-
gret, il s’en faut beaucoup que M. Mauzaisse ait tenu
dans ses Danaides ce qu’avait promis son Baptême de Cio-
rinde, expose" au dernier salon. Ce groupe de trois demi*
figures, dont nous donnons ici le trait, a cependant au
premier aspect un certain grandiose; mais ce grandiose
n’est soutenu ni par la correction des formes, ni par la vé-
rité" des caractères, nipar cette abondance de composition
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