Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 97
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_1/0159
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
{ 97 )

%

Planche 61.e et 62.® -— L’Assomption de la Vierge ;
tableau de M. Blondel.

[Hauteur, 11 pieds; largeur, 13 pieds.]

Nous avons donne, au commencement de ce volume,
le trait d’un tableau qui représenté la sainte Vierge por-
tée au tombeau : le sujet de celui-ci est sa résurrection
miraculeuse et son entrée au séjour céleste. C’est une
pieuse tradition, que la sainte Vierge ressuscita immé-
diatement après sa mort, et que, par un privilège spècial,
son corps réuni à son ame fut reçu dans le ciel. André
de Crète et S. Grégoire de Tours attestent que cette tra-
dition était répandue en Orient au septième siècle, et en
Occident au sixième. Louis XIII, par un édit du 10 fé-
vrier 1638 , mit sa personne et son royaume sous la pro-
tection de la Vierge, et ordonna qu’il serait fait tous les
ans une procession solennelle à Notre-Dame de Paris
en mémoire de cette consécration. La procession se fit,
pour la première fois, le 15 août, jour de l’Assomption.
Louis XV, après la révolution séculaire, renouvela, le
22 juillet 1738, le vœu de Louis XIII.

Si, pour traiter convenablement un sujet qui réclame,
comme celui-ci, la pompe et la majesté du style, la sé-
vérité des caractères, et cette richesse de coloris qui n’en
exclut pas la vérité, il sussisait de réunir comme au ha-
sard un certain nombre de personnages, de les grouper
et de les ajuster avec le goût qui distingue les produc-
tions d’un ordre moyen, de donner du jeu aux lignes de
la composition , de varier avec une sorte d’indifterence
les attitudes et les mouvemens des figures, au lieu de
1 Salon de 1819 13

»
loading ...