Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 101
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le rapport pittoresque, est dans la distribution de la lu-
mière : elle est répandue avec parcimonie dans l’en-
semble, et jetée particulièrement avec profusion et l’on
peut dire avec affectation sur la figure de S. Germain.
Cette lumière isolée dans une seule partie du tableau,
où elle produit une sorte de fracas, est si éclatante, qu’on
ne sait pas d’où elle vient et pourquoi elle ne s’étend
pas au moins sur quelques-uns des objets environnans.
Ces effets, dont on trouve de fréquens exemples dans les
productions de Rembrandt et de ceux qui ont cherché
à imiter sa manière, conviennent peu dans la représen-
tation des sujets graves.

Nous croyons que M. Steuben n’a rien exposé depuis
le salon de 1812, où l’on vit son premier tableau, dont le
sujet est Pierre-le-Grand traversant le lac de Ladoga (1),
Ce morceau fut accueilli du public et donna de grandes
espérances. II vient d’être copié en tapisserie à la manu-
facture royale des Gobelins : cette tenture est parfai-
tement exécutée.

(1) Voyez Annales du Adusée, Salon de 1812, tom. I,er, pl. 62,
pag. 83.
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