Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 103
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sur le premier plan, à droite, une lanterne dont la lu-
mière jette une teinte jaunâtre sur quelques-uns des ob-
jets qui i’avoisinent et qui produisent une faible opposition
à la couleur générale. Mais ce moyen, qui n’est rien moins
que nouveau, est d’un effet trop mesquin pour un sujet
de ce genre, ou du moins pour un morceau de cette
dimension ; car il serait admissible dans un tableau de
chevaîet. Ajoutons, et nous croyons l’avoir dit précé-
demment, que ces effets de nuit, qui souvent excitent la
surprise de la multitude, sont tes plus saciles à saisir, et
qu’ils semblent se prêter avec une complaisance toute
particulière au pinceau de l’artiste qui ne se sent pas ne
pour le coloris. S’il faut convenir que le sujet de Tobie
ne pouvait rigoureusement être représente que de nuit,
l’artiste a eu tort de ne pas choisir un autre trait que
celui-ci pour son début au salon. ï! est d’autant moins
excusable, que le tableau ne lui a pas été commandé.
Toutefois on y remarque, sous plus d’un aspect, un ta-
lent très-réel. Ce morceau, placé dans une église, ne
serait pas indigne de cette honorable destination.
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