Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 109
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être a-t-il cru travailler d’inspiration ; il n’a peint que de
pratique et de réminiscence.

M. Paulin Guérin est en état de faire beaucoup mieux
et de prendre sa revanche avec éclat; son talent est
connu : cet échec, qui ne l’empêchera pas de mériter
et d’obtenir de nouveaux travaux, sera pour lui une utile
ïecon , et lui sera plus profitable qu’un de ces demi-succès
dus à l’indulgence ou au zèle de quelques amis. Nous
l’attendons à l’exposition prochaine.

On pourrait croire que le tableau des Remords de
Caïn, qui a commence' et soutenu jusqu’à ce jour la ré-
putation de M. Paulin Guérin , est devenu le type de
son école. Un de ses élèves ( son nom et le titre de son
tableau ne nous reviennent pas en ce moment à la
mémoire) a exposé un sujet de deux figures, dont le
style , l’effet, la touche et le coloris ne présentent que
l’imitation outrée de la manière du maître.

M. Paulin Guérin a exposé une vingtaine de portraits,
dont plusieurs ont été cités avec éloge ; entre autres, celui
de M. le duc de Fitz-James assis, et le buste de M.mc de
C. la mère. U a été moins heureux dans le portrait en
pied de S. A. R. M.me la Duchesse de Berry. La ressem-
blance n’est rien moins que frappante, la touche est
maigre, les lumières sont ternes et plombées.
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