Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1819

Seite: 115
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Une légère imperfection , facile à corriger, a pu nuire
à l’effet du tableau, et par conséquent à son succès, aux
yeux des personnes pour qui l’effet et le coloris sont la
chose essentielle. Le ton un peu bistré de l’architecture,
c’est-à-dire, du portique sous lequel se passe la scène,
se confond avec les ombres des figures, et ces ombres
memes ont une teinte trop générale et trop uniforme.
L’artiste a cru peut-être devoir prendre ce parti pour
établir l’harmonie de son tableau; mais nous pensons
que, s’il eut donné aux ombres des colonnes un ton
plus argentin, aux ombres de ses nus et de ses dra-
peries des nuances plus variées, plus locales , son coloris
aurait eu plus de ressort, et son esset aurait été plus
piquant sans rien perdre de son harmonie.

Les bons tableaux d’histoire, de moyenne proportion,
sont très-rares; et, si notre mémoire est fidèle, nous
ne pouvons en citer que deux, avec celui-ci, dans notre
école actuelle : l’un est la Mort de Socrate, par M. David ;
s’il n’est pas le plus important, peut-être est-il le plus
complet de ses ouvrages : l’autre est l'Hippocrate de
M. Girodet, morceau très-remarquable par l’élégance
du dessin et la pureté du style.
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