Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

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pénétré d’un aussi beau sujet que Fa fait M. Hersent dans
la disposition de celui-ci : l’execution répond à la pensée,
et ce bel ouvrage a mis le sceau à la réputation de son
auteur.

Gustave, s’appuyant sur ses deux fds, descend majes-
tueusement du trône, en donnant sa bénédiction aux
états assembles; ils la reçoivent à genoux, avec des dé-
monstrations non équivoques de reconnaissance, de
respect et d’amour. Cette reunion des disférens ordres de
citoyens , que distinguent le caractère de la physionomie
et le costume, répand dans le tableau une variété d’au-
tant plus agréable et d’autant plus nécessaire, que les
groupes sont plus nombreux et plus serrés. Ce morceau
est très-remarquable par l’esfet pittoresque, le coloris, la
finesse et la fermeté de la touche; mais ces qualités, qui
ne doivent être considérées que comme secondaires dans
un sujet du genre de celui-ci, sont encore relevées par
un mérite d’un ordre bien supérieur, la vérité des ca-
ractères et la dignité de l’expression. C’est à ces titres
qu’il a enlevé tous les sufsrages, non-seulement des gens
du monde, mais même des gens de l’art, que l’on pour-
rait croire peu empressés à faire valoir le talent de leurs
émules.

Le tableau de M. Hersent est, sans contredit, de tous
ceux de l’exposition , celui qui donne le moins de prise
à la critique, et les observations les mieux fondées se
réduisent à fort peu de chose. La figure de Gustave et
toutes celles qui se trouvent sur le même plan, ont paru
un peu petites, relativement à celles des plans anté-
rieurs , ou au peu de distance qu’il y a des devants du
tableau aux marches du trône. L’artiste, en concentrant
sa lumière sur le groupe principal, y attire et y ramène
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