Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 8
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Non-seulementM.sr îeDuc de Berryhonora les beaux-
arts d’une protection particulière, mais même ii ne dé-
daigna pas de les cultiver. Doue" d’un goût sur et d’une
grande vivacité" d’imagination, ce prince avait acquis ,
très-jeune encore, un talent agréable, qui eut fait remar-
quer ses compositions parmi celles de nos bons dessina-
teurs de batailles et de paysages.

Lorsqu’en 1789 , pour se soustraire au massacre dont
la famille royale était menacée, les Enfans de France
allèrent chercher un asile chez leur auguste aïeul ma-
ternel , S. M. le Roi de Sardaigne, leur éducation continua
d’être dirigée sur le même plan et avec le même suc-
cès par leur digne gouverneur M. le duc de Se'rent.
M.sr le Duc de Berry trouvait dans l’étude du dessin le
délassement des études sérieuses. Palmieri, dessinateur
célèbre, dont les ouvrages sont répandus dans les pre-
miers cabinets de l’Europe, eut l’honneur de lui donner
des leçons. Pendant son séjour à Turin, le jeune prince,
alors dans sa treizième année, copia au lavis un tableau
capital de Philippe Wouwermaens , de la galerie du Roi
de Sardaigne; ii en fit don à son gouverneur, et y traça
de sa main l’inscription suivante :

Quod, juvenili adhuc et incerta
Ducis Bituricensium manu
Inchoatum,

Virilis ac soiers Palmerii dextera
Perfecit,

Hoc qualecunïque munuscuîum,

Grati animi pignus,

Amantissimo custodi suo
Dux ipse Bituricensium
Qfferebat.

III nonas Aprilis, anno M. D C C« X CI.
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