Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 9
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1819_2/0010
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
( 9 )

Ce dessin , précieusement conserve dans ïe cabinet de
M. le duc de Sérent, est un monument fait pour per-
pétuer de bien chers et de bien funestes souvenirs.

Les derniers momens du Duc de Berry expirant au sein
de la famille la plus auguste et la plus infortunée ont
offert sa scène la plus déchirante, la plus pathétique, et
en meme temps la plus digne d’exercer le génie d’un artiste
du premier ordre. Quelques personnes se sont aussitôt
emparées de ce terrible sujet, et l’ont déjà multiplié par la
gravure : mais l’extrême médiocrité du talent, jointe à la
précipitation du travail, n’a rien produit qui mérite l’at-
tention des gens de goût, et ce tableau sera peut-être en-
core long-temps à faire. L’auteur de celui dont nous
donnons ici l’esquisse, et d’un Trait de bienfaisance de
Louis XVI, morceau généralement admiré au salon de
1817, ne laissera pas sans doute échapper l’occasion
de se distinguer par un nouveau chef-d’œuvre. Si nous
en faisons ici l’observation, c’est parce que nous ne con-
naissons aucun peintre plus capable que M. Hersent de
rendre un sujet qui exige aussi impérieusement les plus
nobles ressources de l’art, le sentiment des convenances ,
la dignité et la justesse de l’expression.

2. Salon de 1819.

2
loading ...