Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 17
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Planche 4.e— Générosité d’Alexandre ; tableau de
M. Lang'sois.

[Hauteur, 8 pieds; largeur, 10 pieds.]

Apelle était parvenu au plus haut degré de gloire et de
talent vers la 112.e olympiade, 332 ans avant Jésus-Christ:
on le nommait le prince des peintres; et depuis, la pein-
ture fut appelée par excellence l’art d’ApelIe. Alexandre
le combla de ses faveurs, et ne voulut être peint que par
lui : H le chérissait tellement, qu’il n’hésita pas à lui sa-
crisier une esclave charmante, nommée Campaspe , dont
ce prince était amoureux. Il avait chargé Apelle de la
peindre nue à la vue de tant de charmes, l’artiste ne put
dissimuler son trouble; et Alexandre, qui s’en aperçut,
la lui donna.

La manière sage, pure et correcte, dont les nus sont
rendus isolément, ne peut appartenir qu’à un talent très-
distingué; mais l’elfet du tableau manque d’harmonie :
l’attitude d’Apelle n’est ni noble ni élégante, et cette figure
paraît courte; celle d’Alexandre a le même défaut, et la
tête est mal attachée sur les épaulés; sa physionomie peu
expressive n’est rien moins qu’héroïque. La tête de Cam-
paspe est charmante, pleine de grâce et de naturel; cette
sigure, dans toutes ses parties, peut être considérée
comme une excellente étude académique. On en voit ra-
rement d’aussi bien dessinées et d’un pinceau plus pré-
cieux et plus vrai.

2. Salon de J819.

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