Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

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îa vue. De plus , le peintre a représenté le couronnement
du Tasse à la lueur des ssambeaux, lorsque rien ne l’obli-
geait à en faire une scène nocturne. Ce genre d’effet, dont
le résultat est la monotonie des teintes lumineuses , con-
tribue à répandre également sur tous les objets une
nuance jaunâtre ou rougeâtre, dont la cause n’est pas
meme ici bien déterminée; car, si l’on n’entrevoyait pas
dans un coin du tableau le disque de la lune, on pourrait
croire que la lumière qui frappe les figures, provient
d’une atmosphère échauffée par les rayons du soleil, et
non de la lueur des cierges : ils sont en trop petite
quantité pour éclairer un aussi grand espace.

Quant à l’étude des tètes et des mains, à l’exécution des
draperies et des autres détails, c’est, il faut l’avouer, la
partie la plus incomplète de ce tableau, dont les dimen-
sions peu étendues exigeaient une touche vive et légère,
ou du moins plus soignée, et sur-tout un dessin correct :
mais, là, tout semble fait de pratique ou d’après de faibles
croquis. Enfin l’on ne peut considérer l’ouvrage, tel qu’il
est sorti des mains de l’artiste, que comme l’esquisse d’un
morceau de grande proportion , ou l’ébauche très-avancée
d’un tableau de chevalet. Si M. Ducis veut justifier les
espérances qu’ont données ses premiers essais, il n’a pas
de temps à perdre pour revenir aux principes d’un goût
plus pur et plus serère, et, avant tout, à l’imitation vraie
de la nature.
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