Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 27
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Planche l5.e—Van-Dyck; tableau de M. Ducis,
[Hauteur, 2 pieds 6 ponces; largeur, 2 pieds.]

On raconte que, peu cîe temps après avoir quitte I’ecoIe
Je Rubens, Van-Dyck, passant à Savelthem, petit bourg
près de Bruxelles, se laissa prendre aux charmes d’une
jeune fille, et céda au désir qu’elle lui témoigna d’avoir un
tableau de sa main pour l’autel de la paroisse. Van-Dyck
peignit un S. Martin partageant son manteau avec un
pauvre : il se représenta lui-même sous les traits du saint,
et monté sur le cheval dont Rubens lui avait fait présent.
Van-Dyck consulte la jeune fille qu’il aime, sur le sujet
qu’il vient d’ébaucher.

Ce petit tableau, d’un faire très - agréable, est du
genre gracieux et léger, qui parait mieux convenir au
pinceau de M. Ducis que le style religieux et sévère; ce-
pendant le coloris en est un peu blanc et rose, et laisse
à desirer plus de vigueur et de solidité. Quoique Van-
Dyck fut très-jeune lorsqu’il peignit son tableau de
S. Martin, sa physionomie devait être assez dévelop-
pée pour avoir quelque rapport avec les portraits qui
sont restés de ce peintre célèbre. Si M. Ducis en eut con-
sulté quelques-uns, les traits de son principal personnage
auraient plus de caractère, et la composition offrirait
plus d’intérêt.

Ce joli tableau a été acquis par la société des Amis des
arts, et désigné pour le sujet de la gravure que cette
société fait exécuter chaque année^
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