Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 31
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Planche lg.e— Raphaël peignant son tableau de la
Vierge aux Anges ; tableau de M. Menjaud.

[Hauteur, 2 pieds 6 pouces; largeur, 2 pieds.]

Raphaël aimait éperdument une jeune et belle femme,
connue à Rome sous le nom de la F ornarina, et qui lui
servait souvent de modèle. Il la représenta sous les traits
de la Vierge tendant les bras à l’Enfant-Jésus, dans le
célèbre tableau de la Sainte Famille, qu’il peignit pour
François I.cr Ce chef-d’œuvre, qui n’est jamais sorti du
cabinet du Roi, fait maintenant partie du Musée. Avant
de commencer son tableau, Raphaël avait fait, d’après
la F ornarina, une légère étude à la sanguine. Ce cro-
quis, parfaitement conservé, se voit aujourd’hui dans la
galerie des dessins du Musée royal ; on y a ajouté une
inscription latine qui fait connaître cette particularité.

M. Menjaud a retracé fidèlement les contours de ce
dessin dans le petit tableau dont nous donnons ici le
trait. On y voit la F ornarina dans la même attitude que
la Vierge de la belle Sainte Famille que nous venons de
citer.

Les ouvrages que Raphaël exécuta au Vatican pour
le pape Jules II, avaient répandu au loin sa réputation.
Son nom étant parvenu à François I.cr, ce prince voulut
avoir un tableau de sa main : Raphaël lui envoya le beau
S. Michel que l’on voit maintenant au Musée royal.
A la réception du tableau , le monarque témoigna sa sa-
tisfaction à l’artiste, en lui faisant remettre une somme
considérable, et qui parut à Raphaël sort au-dessus de son
ouvrage. Il peignit alors une Sainte Famille, qu’il sup-
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