Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

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plia le Roi de vouloir bien accepter. Ce prince généreux
répondit à Raphaël de ia manière la plus ssatteuse, et
doubla la somme qu’il lui avait accordée pour le premier
tableau, en l’invitant à passer en France et à s’attacher
à son service. Mais Léon X, qui, après la mort de Bra-
mante, avait chargé Raphaël de la reconstruction de sa
basilique de Saint-Pierre, s’y opposa, et le fixa à Rome
par ses libéralités. C’est alors que Raphaël , toujours
sensible aux bontés de François Lcr, voulut signaler
sa reconnaissance, et se surpasser lui-même dans un
grand ouvrage qu’il destinait au monarque français , quoi-
qu’on le lui eut demandé ailleurs ; c’est la Transfigura-
tion de Notre Seigneur sur le mont Thabor, tableau
qu’on regarde à juste titre comme le chef-d’œuvre de ce
peintre, on peut même dire de la peinture : mais la mort
surprit Raphaël avant qu’il eût entièrement terminé ce
morceau, qui resta à Rome , et fut placé à Saint-Pierre
in montorio. Sans cet événement, le tableau de la Trans-
siguration eût été envoyé en France, et il y serait encore.
II y sut apporté, il y a environ vingt ans, par suite des
conquêtes de nos armées eu Italie ; mais, depuis, le ta-
bleau a été réclamé avec beaucoup d’autres, et reporté
à Rome. Il n’a pas été rendu à l’église de Saint-Pierre
in montorio : on le voit au musée du Vatican.
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