Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 36
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np^s t qu’ils ne .sont de présent., iis ri1'auraient pas ce ,
» ropaurrie. Et de ces paroles fut indigne,le comte de .
>•> %anfldrt, çt il tira son épée, pour Fen frapper ; mais le
» comte de Warwick Fen empêcha. «

A sinspection de la gravure , on distingue aisément les
divers personnages qui prennent part à Faction : celui
qu’on voit écoutant sur le seuil de la porte les pa-
roles prophétiques de Jeanne d’Arc, est Raymond de
Macy, auteur de cette relation; le geôlier et les, cinq sol-
dats charges de garder la Pucelle d'Orléans jour et nuit,
sont groupes autour de la colonne où elle est enchaînée.
Dans son premier tableau, connu sous le titre: de Y An-
neau de Y empereur Charles -Quint, expàsé au salon de
1810, et depuis toujours cite avec éloge, M. Révoi! avait
déjà fait preuve d’un talent trqirdisjipgue , et sur-tout d’un
genre d’esprit et de goût, ou, si l’on veut, d’érudition, assez
rare , même parmi les artistes dont les études ont été le
plus soignées. Ce morceau , aussi bien peint que bien com-
pose, avait tout juste le degré de fini qui convient aux
tableaux de moyenne proportion. A l’une des expositions
Suivantes, il en produisit un autre qui représentait un
tournoi, mais dont les figures étaient beaucoup plus
petites ; elles étaient trop finies pour la grandeur du

cadre, et paraissaient comme noyées dans une atmos-»
phère blanchâtre et vaporeuse, qui, à la vérité, ri’em*
pêchait pas d’apprécier le mérite des détails, mais qui
détruisait tout l’effet de l’ensemble. Cet ouvrage, quelque

estimable qu’il fut sous beaucoup de rapports, ne devait
pas avoir et en esfet n’eut pas un grand succès.

M. Révuil a réparé amplement cet échec au salon de
1817. Son tableau de la Convalescence de Bayard réu-
nissait tout ce que Fou peut desirer pour l’intérêt du sujet
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