Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

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et Pagre ment tfe l’execution : aussi partagêhét-is Je psik
des ouvrages de ce genre avec le beau tableau de dût. Her-
sent représentant un Trait de biensaisance de S.1 M.
Louis XVI. v.stïoàqm9 aol doiwxeW ob oimoo «

En 1819, il faut en convenir , M. Révoil a etc moins
heureux. Son tableau de Jeanne d^Arc, qui fait îë sujet
de cet article , ossre des imperfections que ne peut ra-
cheter le mérite du pinceau. R est facile de les indiquer ,
elles ont frappé les yeux les moins exercés. lj' ; -

L’expression des principaux personnages est ëe "qui
laisse le plus à desirér. La pose de Jeanne d’Arc est d’une
elég'anèe un peu afsectée, et ses traits n’ont point assez
de caractère; celle du comte de Scariffort, qui la menace
de son épée, est raide et forcée; L guerrier qu’on apcr- "
coït du côté opposé, montrant du doigt Jeanne d’Arc,
et qui, selon toute apparence, est le comte de Ligny, a
une expression d’ironie triviale, et manque absolument

de noblesse. Toutes les figures en général sont touchées
d’un pinceau trop minutieux pour la grandeur de leurs
proportions ; et pourtant cet extrême fini, perdu pour le
spectateur qui se tient à une distance convenable, est
encore esfacé par le fini excessif des accessoires, tels que
les fourrures , les meubles, les ustensiles et les broderies,
dont l’imitation ferait honneur à l’école hollandaise. Il
résulte de ce procédé, contraire aux principes reçus, que
ces objets secondaires, qu’il eut fallu traiter largement et
même d’un pinceau négligé, pour faire valoir les parties
essentielles, semblent être ici l’objet principal d’un ta-
bleau dont les figures ne
l’açcpssoire.

seraient, en quelque sorte, que
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