Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 45
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Planche 29/ -— Le Marchand de volaille; tableau de
AI. Bonnefond.

[Hauteur, 2 pieds 6 pouces; largeur, 2 pieds.]

M. Bonnefond, jeune Lyonnais, élève de M. Révoil,
annonce un talent réel pour i’imitation et le fini des
details. Ce mérité, qui a fait ia réputation de Féeole hol-
landaise, est assez généralement le fruit de la patience
et de la propreté du pinceau; et Fon n’y attache de l’im-
portance que lorsqu’il est soutenu par la vérité et la
finesse des teintes locales. La reunion de ces diverses
qualités ne suffit pas encore pour placer au premier rang
les ouvrages de cette nature, quelque précieuse qu’en
soit l’execution, si l’artiste n’a pas le don d’y joindre
l’expression des personnages. Cette expression consiste,
pour les sujets de ce genre, dans la simplicité des atti-
tudes , la naïveté des formes et la vérité des caractères,
qui, maintenus dans un style moyen, doivent être ega-
lement éloignés du trivial et de Fidêal ; c’est ce qui dis-
tingue les Gérard Dow, les Mieris , les Karel-Dujardin ,
les Terburg, ïesNetscher, et sur-tout Gabriel Metzu,dont
les chefs-d’œuvre peuvent être cites comme des modèles
de perfection. M. Bonnefond, à qui Fon ne peut en pro-
poser de plus dignes d’être suivis, 11’a encore atteint, par
le fini des details que Fon remarque dans le tableau
dont il s’agit, que îe premier degré du talent qui a fait
la réputation de ces artistes célèbres : il a beaucoup à
acquérir dans îe coloris pour la justesse, la légèreté et
la transparence du ton ; ses carnations sont vineuses,
et ses demi-teintes trop prononcées. Quant aux accès-
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