Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 46
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soires , ils sont quelquefois trop minutieusement de-
tailles : cette branche de vigne, qui forme une espèce de
guirlande dans le haut du tabseau à droite, est lourde et
surchargée de brindilles et de seuilles ; il sort du panier
que le marchand de volaille porte sur sa tête, une in-
nombrable quantité" de brins de paille, qui se confondent
avec les autres objets (1). Cette remarque peut paraître
minutieuse ; mais on ne peut disconvenir que les maîtres
de l’art n’aient toujours employé" avec re"serve ces petits
détails : c’est là que se montre le goût ; il e’iague scrupu-
leusement ce qui n’est pas nécessaire. Nous pouvons
encore faire observer à M. Bonnefond que l’extrême
fini auquel il s’attache avec tant de soin, ne produit un
bon efset que lorsque les objets sont d’une très-petite
dimension : il peut consulter à cet égard les chefs-d’œuvre
de l’école hollandaise. Un pinceau léché refroidit singu-
lièrement les compositions d’une proportion qui excède
la miniature. On regrette le temps employé à polir un
ouvrage qui serait tout aussi bien et peut-être mieux
rendu par une touche large et expéditive.

( 1 ) Ce défaut est moins sensible dans la gravure : le dessi-
nateur a supprimé beaucoup de ces petits détails.
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