Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 51
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Planche 33.e — La bonne Mère ; tableau de M. Genod,
[Hauteur, 2 pieds; largeur, 1 pied 6 pouces,]

Depuis quelques années, les intérieurs de cuisine font
fortune et se multiplient. Le tableau de M. Drolling père
représentant un sujet semblable, et qui lit fureur au salon
de 1817, a été' placé, depuis la mort de cet artiste, dans
la galerie du Musée, à coté des chefs-d’œuvre de notre
école , et il continue d’v attirer non-seulement la foule
des curieux de tous les rangs, mais encore une certaine
classe de peintres qui font prosession de fournir aux
amateurs des copies de quelques tableaux qu’ils affec-
tionnent. Aussi la Cuisine de Drolling est-elle constam-
ment assiégée par trois ou quatre copistes travaillant à
l’envi et tous à-'la- fois, malgré la gêne et l’incommodité
d’une semblable concurrence. Ils paraissent recommen-
cer sans cesse la même copie , et vouloir éterniser un genre
de travail sur lequel ils fondent, sinon leur réputation,
au moins un bénéfice toujours renaissant. Nous sommes
loin de blâmer un pareil zèle ; il n’a rien qui doive
étonner ; mais nous ne pouvons nous empêcher de re-
gretter que les immortels ouvrages du Corrége, du Titien
et de quelques autres maîtres n’obtiennent pas la même
faveur et les mêmes hommages.

Le petit tableau qui fait le sujet de cet article, est du
genre de ceux que le public se plaît à distinguer, lorsque
les accessoires y sont traités, comme dans celui-ci, avec
soin et avec goût. Outre ce mérite, on trouve, dans le ta-
bleau de la bonne Mère, des figures bien rendues et d’une
expression douce. Si M, Genod, élève de M, Révoil ,
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