Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 54
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Planche 35.c — Philippe Lippi esclave en Barbarie;
tableau de M. Bergeret.

[Hauteur, 2 pieds; largeur, 2 pieds 6 pouces.]

Philippe Lippi, peintre florentin, ayant ete pris en mer
par un corsaire et emmene en Barbarie, gémissait depuis
dix-huit mois dans l’esclavage, lorsqu’un jour il s’avisa
de prendre du charbon et de tracer sur la muraille le
portrait de son maître. La ressemblance frappa si fort
ce barbare , qu’il lui rendit la liberté' et le combla de
présens.

Une composition franche, une touche facile et un effet
piquant ont fait remarquer ce petit tableau, d’un genre
qui convient beaucoup mieux au talent de M. Bergeret
que les sujets d’un style plus élevé. Il en a fait la triste
expérience dans le tableau de Renaud et Armide, expose'
au meme salon. Nous en aurions donne' le trait, si nous
n’en eussions e'te' détournés par l’incorrection du dessin
et le manque de grâce et de dignité' dans l’expression des
caractères. Ce dernier sujet avait été commande' par le
ministère de la maison du Roi.
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