Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 67
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Planche 44.e — Laurent de Mèdicis; tableau de
M. Mauzaisse.

[ Hauteur, 4 pieds G pouces; largeur, 6 pieds.]

Laurent cle Médicis avait hérité" d’une partie des grandes
qualités de Cdme-Ie-Grand, son aïeul, et il fut, comme
lui, le Mécène de son siècle. C’était une chose aussi admi-
rable qu’elle est éloignée de nos mœurs, de voir ce citoyen,
qui faisait toujours le commerce, vendre d’une main les
denrées du Levant, et soutenir de l’autre le fardeau des
affaires publiques ; entretenir des facteurs, et recevoir des
ambassadeurs; donner des spectacles au peuple, des
asiles aux malheureux, et orner sa patrie d’édifices su-
perbes. Ses bienfaits l’avaient tellement fait aimer des
Florentins, qu’ils le déclarèrent chef de leur république.
Un grand nombre de savans et d’artistes grecs s’étaient
réfugiés en Italie après la prise de Constantinople parles
Turcs, en 1453 : Laurent les attira à sa cour par ses
libéralités. Il envoya Jean Lascaris dans la Grèce, pour
y chercher des manuscrits, dont il enrichit sa biblio-
thèque. II cultiva lui-méme les lettres.

Laurent réunissait habituellement, dans une de ses
maisons de plaisance, ces hommes célèbres, pour s’en-
tretenir avec eux. C’est une de ces réunions que le peintre
a voulu représenter. Lascaris, l’un de ces savans grecs
qu’il protégeait, y fait une lecture.

M. Mauzaisse exposa en 1817 deux tableaux de styles
très-différens, et qui lui firent également honneur, le
Baptême de Clorindc, et VArioste attaqué et reconnu
par des brigands. Les encouragemens que reçut M. Mau-
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