Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

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zaisse auraient dû l’engager à redoubler d’efforts et à se
fortifier par l’étude : mais H parait avoir mis trop peu
d’importance au goût noble , sévère et correct, qui cons-
titue le style historique; et l’on voit dans les deux mor-
ceaux qu’ii a exposes cette annee , sous le titre de Tan-
tale et sous celui des Danaïcles, combien ii s’est tenu
éloigné du but, et même écarté" de la route qui y conduit.
Nous craignons qu’il n’y puisse rentrer; car on recon-
naît, dans sa manière de composer et de peindre, une
fermeté de résolution qui ferait penser que cet artiste a
pris sur cela son parti.

Mais il évitera la plupart des reproches qu’on pourrait
lui faire, s’il se borne aux tableaux de genre , tels que ce-
lui qui fait le sujet de cet article. M, Mauzaisse, exploitant
un terrain qui lui est mieux connu, n’a presque plus
que des éloges à recevoir ; son pinceau est brillant et
spirituel: cependant il y a plus de finesse dans la touche
que dans les caractères ; ils ne sont pas assez étudiés. Le
défaut principal de ce tableau est d’être trop également
lumineux ; les chairs , les draperies , tout , jusqu’au
paysage, y paraît soyeux et satiné. Un vernis légèrement
enfumé tempérerait cet éclat qui n’est pas naturel, et
devancerait l’effet du temps, qui sans doute viendra à
bout de mettre cette peinture en harmonie : mais il faut
qu’il s’écoule bien des années; et l’artiste, au moyen de
certains glacis et de légers sacrifices, pourrait en quelques
heures mettre la dernière main à son ouvrage.

Ce tableau appartient à S. A. S.M.?r leDuc d’Orléans.
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