Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 71
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Planche47.® — Michel-Ange et ses Elèves-, tableau de
M, Couder.

[Hauteur, 1 pied 7 pouces; largeur, 2 pieds.]

Michel-Ange fait admirer à ses élèves ïes beautés du
torse antique d’HercuIe.

Ce petit tableau , pour le mérité de l’exécution, est à
peu près égal à celui qui fait le sujet de I article prece-
dent : mais fun et l’autre ont été' moins remarqués que
la Mort de Masaccio, qui obtint ïes éloges les plus ssat-
teurs au salon de 1817 (1). Si la Mort de Masaccio eut
plus de succès que les deux morceaux dont il s’agit,
c’est parce que ïe style en est plus historique, et que
pour cette raison il convient mieux au pinceau de
M. Couder. II lui importe donc de conserver tous ses
avantages, et de ne pas les compromettre en s’essayant
dans un genre secondaire, où des artistes d’un talent
inférieur au sien pourraient souvent lutter contre ïui
avec succès.

Dans son tableau de Michel-Ange, M. Couder a intro-
duit un esfet de lampe dont la lumière rougeâtre produit
des ombres opaques et un esfet monotone. On n’approuve
ni ïe geste familier de l’artiste, appuyant sa main sur celle
du cardinal, ni le rapprochement de ces deux mains,
qui ne se rattachent à rien. Le tableau n’est pas trop fini;
mais la touche en est pointissée et meme un peu peinée :
on n’y reconnaît pas le pinceau large et ferme qui a re-
tracé les douleurs du Lévite clEphraïm.

(1) Voyez Salon de 1817, pï. 38, pag. 56.
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