Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 82
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Planche ,54.e— Paysage éclairé par le soleil du matin ;
par M. Bertin.

[Hauteur, 5 pieds 10 pouces; largeur, 8 pieds 6 pouces.]

L’examen de ce tableau semble consirmer l’observation
que nous avons déjà présentée sur la nécessite où sont
les paysagistes qui veulent fortisier ou seulement con-
server leur talent, d’augmenter sans relâche le fonds
d’étude qui sait leur principale richesse. Ce paysage, qui
ne mérité que des éloges sous le rapport de la compo-
sition , de la disposition des masses et de la forme élé-
gante des arbres, laisse beaucoup à desirer pour le co-
loris et la vérité' des details. Ces details sont pourtant
d’un bon style, mais le ton en est faible; et l’artiste, en
cherchant la sinesse et la légèreté du pinceau, tombe
dans la maigreur et dans la sécheresse.

Les sigures dont ce paysage est orne rappellent un trait
de notre histoire. Cherebert, un des fils de Clotaire,
s’étant égaré à la chasse, s’arrêta près d’une fontaine;
Thêodegiide, fille d’un pauvre chevrier, s’approcha pour
puiser de l’eau : le prince lève les yeux sur cette jeune
bergère ; quelqu’obscure que fut sa naissance , en la
voyant si belle, il la crut digne d’être reine, et il l’êpousa.

Ce tableau a été peint pour la même galerie que le pré-
cêdent.
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