Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 85
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Plan che 57.e— Paysage représentant un site sauvage;
par M. Regnier.

[Hauteur, 4 pieds; largeur, 3 pieds.]

Un ciel orageux , une forte opposition cle lumières vives
et de masses rembrunies, avaient fait remarquer le pre-
mier tableau de M. Regnier, au salon de 1817. Encou-
rage' par le succès de son début, il a répété ies mêmes
formes et les mêmes essets dans ses derniers paysages.
C’est presque toujours un gros nuage gris de fer, une
vieille tour dont le sommet est frappé d’un rayon de
soleil, des roches entremêlées d’herbes et de broussailles.
Cette constante répétition des élémens d’une composi-
tion sauvage serait tolérée, si tous ces objets étaient assez
fortement rendus pour caractériser une manière bien
décidée : mais M. Regnier n’est pas dans ce cas ; le ta-
bleau que nous venons de citer, assez important dans son
ensemble, manquait de vérité dans les détails. Quoiqu’il
eut montré plus de verve que d’étude, on pouvait présumer
que ce jeune artiste acquerrait par le travail un goût
d’exécution solide. Non-seulement il n’a point encore
réalisé cette espérance, mais les tableaux qu’il a osserts
au salon de 1819 ne sont guère que des réminiscences
un peu négligées de l’ouvrage qui a commencé sa ré-
putation.
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