Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon: Salon de 1819 — 1820

Seite: 91
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Planche 62.e— Pandore; statue en marbre par
M. Cortot.

Figure de 5 pieds 1 pouce de proportion.

Une statue de Pandore est le sujet le plus gracieux que
l’on puisse offrir àIasculpture. Cette beauté, ches-d’œuvre
de Vuicain, qui l’avait fprm.ee du limon de la terre par
l’ordre de Jupiter, avait fait l’admiration des dieux mêmes,
et chacun d’eux voulut lui faire un don. Minerve lui en-
seigna les arts qui conviennent à son sexe ; Venus ré-
pandit autour d’elle tin charme invincible et les tendres
désirs; les Grâces ornèrent son cou de colliers d’or ; enfin
Mercure lui donna la parole , avec l’art d’engager les
cœurs par des discours seduisans. Pour Jupiter, irrite
contre Promêthee de ce qu’il avait eu la hardiesse de
former un homme et de dérober le feu du ciel pour ani-
mer son ouvrage, il donna à Pandore une boite bien close,
et lui commanda de la porter à Promethee. Celui-ci, se
deTiant de quelque piège , ne voulut recevoir ni Pandore
ni la boite, et recommanda bien à Epimèthêe , son srère,
de ne rien recevoir de la part de Jupiter. Mais, à la vue de
Pandore, ce sage conseil fut oublie : Epimèthèe devint
son epoux ; ensuite il ouvrit la fatale boite , et laissa
échapper ainsi tous les maux et tous les crimes qui de-
puis ont désolé le monde.

M. Cortot, élève pensionnaire de l’académie de France
à Ptome , n’a rien omis de ce qui pouvait concourir à
l’expression de son sujet, et vient de débuter véritable-
ment par un coup de maître. Cette statue est digne de la
bonne école, et modelée à ravir. On trouve cependant
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