André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 18
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0036
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tous cornposés d’un nombre innom»
brable de parties, dont chacune est
cncore composée d’une infinité d’au-
tres. Oii eil-ce donc que vous la
voyez cette unîté, qui vous dirige
dans Ia constru&ion de votre des-
sein ; cette unité , que vous regar-
dez dans votre art comme une loi
inviolable ; cette unité, que votre
édifice doit imiter pour être beau
mais que rien sur la terre ne peut
imiter parfaitement, puisque rien
sur la terre ne peut être parfaite-
ment un ? Or de-Ià que s’ensuit-il ?
Ne faut-il pas reconnoître qu’il y
a donc au-desiîis de nos esprits une
certaine unité originale, souverai-
ne , éternelle, parfaiîe , qui estla
régle esientiellè du beau, que vous
cherchez dans la pratique de vo-
îre art l

C’est le raisonnement de saint An-
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